Atelier 7 - Rénover le patrimoine de la collectivité

Introduction

Michel Irigoin














































































































































































































































Bonjour Ă  toutes et Ă  tous.
Nous allons démarrer cet atelier « Comment financer la rénovation énergétique des bâtiments communaux et des bâtiments des collectivités locales plus généralement ? ».

Je me présente : Michel Irigoin, Directeur de l’énergie et des moyens techniques de la Mairie de Montpellier. Nous allons avoir dans cet atelier différents acteurs qui ont mis « les mains dans le cambouis », on va dire, pour justement commencer à travailler sur cette rénovation énergétique des bâtiments.

Alors, vous verrez qu’il y a deux grandes familles de travaux : ceux qui sont, je dirai, à la fois rentables et parfois qui ne coûtent même pas grand-chose.

Vous allez voir que dans l’ALE, un directeur d’Agence locale de l’énergie a pu réaliser des travaux sans beaucoup d’investissements. Nous, à Montpellier aussi, on a fait pas mal de travaux sur les équipements.

Vous allez voir quels résultats on peut obtenir sur la partie équipements, pilotage, comportement des utilisateurs. Et puis, bien sûr, le dur, qui est celui du financement de la rénovation du bâti.

Et avec deux exemples, un exemple de la Ville de Paris ; un exemple aussi d’un hôpital avec son Assistance de Maîtrise d’Ouvrage, qui va nous dire un peu comment, derrière, ils ont pu réaliser tout cela.

Les enjeux sont forts, puisqu’on considère que le patrimoine des collectivités locales en France, grosso modo, c’est 111 millions de mètres carrés, l’ordre de grandeur.

Une étude a été faite par Icare, un bureau d’études, qui a donné l’ordre de grandeur des surfaces du patrimoine des collectivités locales. D’ailleurs, à ce sujet, on vous donnera dans les actes du colloque, un lien vers un séminaire qui a eu lieu à Montpellier il y a quinze jours environ,

animé par l’ATEE et l’ADEME Languedoc-Roussillon, et qui a fait le tour des solutions. C’était plus lié au logement, mais cela dit, il y avait cette présentation d’Icare dont j’ai parlé. Il y a eu deux autres exemples de CPE qui ont été présentés.

Je vous invite vraiment à aller récupérer ces informations sur ce colloque ATEE ADEME. Pas mal d’éléments vont compléter ce que nous allons voir aujourd’hui.

Concernant l’introduction sur ce sujet, je vous présente dans l’ordre de passage :
Serge Grignon, du Centre Hospitalier Henri-Laborit. Son AMO, INDIGGO, Blandine Robert. Ce sera la première concertation conjointe.

Ensuite, nous aurons Pierre Brouillard, de l’ALE du Grand Nancy ;
Et enfin, pour terminer, Arnaud Le Bel Hermile, qui est responsable du projet CPE, j’imagine que c’est Contrat de performance énergétique, de la Ville de Paris, avec un projet très ambitieux, notamment concernant les écoles.

Les tendances : quelles sont les évolutions des prix ? Personne ne pourra lire dans la boule de cristal. L’importance aussi est de voir ce qui se passerait si on ne faisait rien, parce que le principe des travaux de maîtrise de l’énergie,

c’est d’être adossé à des dépenses obligatoires actuelles qui sont importantes, mais dont on sait que, selon différents scénarios, ces évolutions pourront être très importantes dans le futur. Quels scénarii, donc.
Quelques exemples aussi.

Concrètement, ce qu’on a pu faire sur une collectivité locale comme Montpellier sur une longue durée, sur vingt-sept ans. Un exemple de quelqu’un qui n’a pas pu venir aujourd’hui, mais qui nous a donné des éléments ; c’est le Conseil Général 77.

Vous avez deux courbes : qu’est-ce qui se passerait si on avait une évolution de 3 % par an des coûts d’énergie et si on avait une évolution de 7 % ? Vous voyez qu’on peut se dire : entre 3 et 7 %, ce n’est pas très important. Mais quand on regarde sur plusieurs décennies, l’évolution est très importante.

Et on voit (je ne sais pas si vous arrivez à le lire, si on y arrive) quel serait le coût annuel et surtout le coût cumulé sur une période de 2020 ou 2050 des prix des énergies ? Et ça nous donne un peu l’idée du coût de l’inaction.

Si on ne fait rien, qu’est-ce que ça donnerait en termes de dépenses supplémentaires pour une collectivité ?

Alors, ils ont fait un autre scénario, en disant : Voilà, si on essaye d’isoler 1 % du patrimoine par an, c’est la courbe rouge. Si on va plus loin, avec un objectif 2020, - 20 % en 2020, c’est la courbe verte.

Et puis, un objectif encore plus important de maîtrise de l’énergie d’aller plus loin jusqu’en 2050, et on voit le facteur 4 qui apparaît en rouge. On est encore au-dessus.

Vous voyez que c’est très ambitieux de vouloir se lancer dans un facteur 4 2050. Alors, on voit les différents scénarios, et on voit que le dernier, on joue sur les différents sujets, à la fois sur l’amélioration de la performance énergétique des nouveaux bâtiments, l’amélioration de l’ensemble des actions ;

on commence à tangenter le facteur 4 en 2050. Là, par contre, vous avez compris que c’est extrêmement volontariste.
Pour terminer, je vous présente une diapositive de ce qu’on a pu faire à Montpellier, et on voit : en rouge, ce sont les dépenses, que l’on appelle le compte administratif.

Vous connaissez tous ce principe-là. Ce sont les dépenses certifiées d’une collectivité chaque année. Ce sont les dépenses du patrimoine de Montpellier depuis 1978 jusqu’à 2011. Et donc, c’est la réalité.

On a créé un service énergie en 1985. La courbe verte, c’est une estimation de si on n’avait rien fait. C’est le coût de l’inaction, comme on a dit tout à l’heure. On voit qu’on a une courbe qui évolue. Le pic à la baisse, au milieu, c’est parce qu’on a transféré une partie des bâtiments à l’agglomération de Montpellier.

Mais on a estimé qu’en cumul, on avait environ, déduction faite bien sûr du coût du service Énergie et des travaux d’économies d’énergie faits sur, non pas l’enveloppe, mais sur les équipements (je pense aux chaudières, régulation notamment).

On a environ un gain cumulé de 47 millions d’euros. On voit dans la durée un peu la symétrique de la courbe qu’on a vue tout à l’heure sur la CG 77, et derrière, il y a des éléments qui peuvent apporter de l’argent. Bien sûr, c’est autant d’argent en moins qu’on aurait pour financer de la rénovation énergétique parce que c’est déjà fait.

Mais ça montre aussi aux politiques qu’on peut obtenir des résultats. Je crois que l’ALE du Grand Nancy va nous en parler.
Je laisse la parole maintenant Ă  nos intervenants.

Je rappelle la règle du jeu : être bref dans les présentations pour que vous ayez le temps de poser des questions, qu’il y ait vraiment un débat avec vous, des questions et des approfondissements. C’est à Monsieur Grignon d’entamer le débat.

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